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18 juin 2014

Les faux amis de l’endormissement

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Si vous êtes sujet aux insomnies, faites attention à ne pas les combattre par des stratégies contreproductives : se doper à la caféine pour lutter contre la fatigue, faire la sieste en journée ou s’offrir un pousse-café le soir pour s’endormir plus facilement est parfois efficace à court terme… mais à plus longue échéance, ces remèdes peuvent contribuer à entretenir et même à aggraver les problèmes.

Rappelons également que nombre de médicaments ont une influence sur notre sommeil. Le moment de la prise joue ici un rôle déterminant : des produits stimulants comme la cortisone devraient idéalement être absorbés le matin, tandis que les traitements contre les allergies, qui perturbent l’équilibre veille-sommeil, sont plutôt à prendre le soir. Il en va de même pour la ranitidine, un inhibiteur de l’acidité gastrique.  Les antidépresseurs aussi affectent tous nos rythmes circadiens d’une manière ou d’une autre : la plupart réduisent la durée du sommeil paradoxal, mais certains peuvent aussi améliorer la qualité du sommeil, au point d’être utilisés dans le but spécifique de traiter les insomnies. Ils provoquent néanmoins aussi tous un sommeil plus agité. Il conviendra donc toujours d’être très attentif au dosage. Prendre des somnifères pour mieux dormir n’est généralement pas une bonne idée : en réduisant le sommeil profond au profit du sommeil léger, ils provoquent souvent une somnolence diurne qui accroît à son tour le risque de consommation d’excitants. Assez curieusement, les personnes qui prennent des somnifères ont néanmoins souvent l’impression, en se réveillant, d’avoir suffisamment dormi et ce même lorsque ce n’est en réalité pas le cas.  Source : Tine Bergen – Bodytalk – Mai 2014

 

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