Les troubles du sommeil

/

10 février 2015

Les troubles du sommeil : quels sont-ils ?

Publié par

L’homme a un besoin vital de sommeil. Durant cette période, le corps se relaxe et reprend des forces. C’est aussi pendant le sommeil que le cerveau se développe et que de nombreuses émotions s’évacuent. Le manque de sommeil peut avoir des conséquences sur la santé : baisse de l’attention et de la vigilance, difficulté de concentration, somnolence (cause principale des accidents sur la route), envie croissante de manger (et donc surpoids), etc. Ce manque de sommeil peut aussi se traduire par des perturbations graves dans différents champs médicaux comme la neurologie ou la psychiatrie.

Les différents troubles du sommeil sont donc étudiés avec beaucoup d’attention depuis plus d’un demi-siècle. Surtout qu’ils touchent une part importante de la population. Ces troubles, appelés dyssomnies, constituent une dégradation de la quantité ou de la qualité du sommeil.

Insomnie

StressLe principal trouble du sommeil est l’insomnie (carence en sommeil). D’après l’Institut du sommeil et de la vigilance, environ 20% des Français souffrent d’insomnie. C’est un trouble plus fréquent chez la femme. Un chiffre qui peut monter à 30% des adultes pour des insomnies occasionnelles (il faut rappeler que la France est le pays développé qui consomme le plus d’anxiolytiques, de tranquillisants et de somnifères par habitant). Dans environ 8% des cas, cette insomnie est considérée comme sévère.

Plus de la moitié des insomnies sont liées au stress et à l’anxiété, voire à la dépression. La personne anxieuse ou stressée va avoir du mal à se relaxer et à s’endormir, avec des pensées et des soucis qui occupent son esprit. D’autres personnes vont avoir des perturbations en cours de nuit : des réveils, courts de longues durées, ou des sensations de somnolence au lieu d’un sommeil profond. Certaines insomnies sont liées à des problèmes digestifs ou à des douleurs. Enfin, une partie des insomnies est la conséquence de maladies ou de troubles psychologiques : peur de dormir, peur de ne pas réussir à dormir, etc.

Hypersomnie

A l’inverse de l’insomnie, l’hypersomnie rassemble les troubles constitués par les excès de sommeil. Les différents types d’hypersomnies sont plutôt rares. Les plus marquants sont l’hypersomnie idiopathique : la personne a des nuits longues et d’une grande qualité, mais souffre d’une extrême difficulté à se réveiller et de somnolence dans la journée. Ou encore la narcolepsie : une personne, atteint brutalement d’une grande fatigue, peut s’endormir dans la journée dans n’importe quel endroit (travail, école). Cet endormissement incontrôlable touche environ 2 personnes sur 10 000 selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Certaines hypersomnies secondaires sont le résultat de troubles psychiatriques ou de troubles médicaux.

Parasomnie

InsomnieCette catégorie de troubles regroupe les comportements anormaux qui ont lieu pendant le sommeil. En particulier le somnambulisme. Ce comportement voit un individu, sur une période donnée (30 secondes à 30 minutes) effectuer des gestes du quotidien (s’assoir au bord du lit, nettoyer des objets, faire la vaisselle) et des déplacements dans un état d’inconscience. Les somnambules, plongés dans un sommeil lent et profond, se souviennent très peu souvent de ces phases nocturnes où ils ont pourtant une perception de l’environnement (obstacles, escaliers). Ce trouble est plus répandu durant l’enfance (il toucherait environ 15% des enfants, surtout les 4/8 ans) et se réduit à l’âge adulte (environ 3 à 4% des adultes souffrent de somnambulisme).

Différents autres comportements anormaux peuvent arriver dans le sommeil. Comme le bruxisme (contraction des maxillaires, claquements ou grincements des dents), la somniloquie (le fait de parler en dormant, une forme de « somnambulisme vocal »), l’énurésie (le fait d’uriner dans son sommeil, un phénomène qui touche les enfants – environ 15% en souffrent à 5 ans – et très rarement les adultes) ou les terreurs nocturnes (réveils soudains par des cris de terreurs).

Des symptômes de comportements anormaux (bruits, gestes violents) peuvent apparaître également chez les personnes âgées, souvent annonciateurs de la maladie de Parkinson.

Respiration

De nombreux troubles du sommeil sont liés à des perturbations nocturnes de la respiration. Les deux principales sont les apnées du sommeil et le ronflement.

Les apnées du sommeil concernent principalement deux catégories de personnes : celles en surpoids et les adultes entre 50 et 70 ans. Durant la nuit, la personne s’arrête plusieurs fois de respirer pendant un long moment (plusieurs dizaines de secondes). Cet arrêt du flux respiratoire est lié à diverses causes, notamment l’obstruction de la gorge par la langue, le relâchement des muscles du pharynx ou des perturbations neurologiques du contrôle de la respiration. Le manque d’oxygénation augmente le risque d’accident cérébral et les complications cardio-vasculaires. L’hypopnée, un trouble annexe à l’apnée du sommeil, est d’une diminution de l’amplitude respiratoire. La personne qui souffre d’hypopnée respire plus faiblement durant son sommeil.

Autre trouble majeur de la respiration : le ronflement ou ronchopathie. Il est la conséquence d’un rétrécissement du passage au fond de la gorge dû au relâchement du voile du palais, de la luette et de la langue. Cela provoque une vibration des tissus de la gorge. Ce bruit peut atteindre jusqu’à 100 décibels dans certains cas extrêmes. Le ronflement peut être lié aussi à une surcharge pondérale, à des dîners copieux et alcoolisés (qui provoquent un relâchement excessif des muscles) ou à une obstruction nasale. Environ 25 % des hommes et 15 % des femmes souffrent d’un ronflement important.

Il existe d’autres troubles du sommeil, comme le syndrome des jambes sans repos, mais ils sont plus rares et souvent liés à différentes pathologies.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *