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3 juin 2015

Tout savoir sur les bienfaits de la luminothérapie

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Notre vie quotidienne est marquée par un rythme biologique d’une durée de 24 heures. Notre corps et notre cerveau évoluent selon ce rythme, appelé rythme circadien. Il déclenche des mécanismes biologiques (température du corps, pression sanguine, sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil) pour réguler nos jours et nos nuits et nous adapter aux phases éveil/sommeil. Ce rythme circadien est essentiel à notre équilibre.

Mais l’être humain doit aussi s’adapter à son environnement, aux saisons et à ses conditions de travail. La luminothérapie peut alors nous aider à réguler la désynchronisation que nous pouvons ressentir dans notre rapport à la lumière.

En effet, l’être humain moderne évolue dans un environnement plutôt urbain où la lumière artificielle remplace souvent la lumière du soleil. Et la nuit est souvent éclairée également. Cela impacte sur notre rapport au jour et à la nuit.

De plus, le rythme des saisons peut provoquer des dépressions passagères. Ce trouble affectif saisonnier (TAS) touche environ une personne sur cinq (les femmes sont un peu plus touchées que les hommes). De septembre à avril, globalement les périodes de l’automne et de l’hiver, certaines personnes ont une baisse d’énergie, une perte d’intérêt pour l’activité et des envies croissantes de dormir. Cette dépression saisonnière arrive quand les jours raccourcissent et que les heures d’ensoleillement diminuent. Voire même que la lumière naturelle n’accompagne plus nos levers hivernaux. Cela, tout le monde le ressent : il est toujours difficile de se lever avant l’arrivée du jour alors qu’il fait encore bien nuit.

Enfin, certaines personnes ont leur rythme circadien contrarié par leurs conditions de travail. En France, un salarié sur quatre travaille en horaires décalés ou de nuit selon une enquête de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares). Le travail de nuit concerne 3,5 millions de personnes soit 15% des salariés. Les troubles du sommeil sont parmi les principales difficultés rencontrées par ces travailleurs (60% d’entre eux s’en plaignent et 30% sont touchés par de l’insomnie selon l’Institut national du sommeil et de la vigilance).

La luminothérapie est un traitement qui consiste à exposer les yeux à une lumière d’intensité et de spectre lumineux spécifique proche de la lumière solaire. Elle permet à la fois de lutter contre la dépression saisonnière, de dynamiser un travailleur de nuit ou encore de recaler l’horloge biologique d’une personne. Ce traitement est aussi efficace dans différents autres cas : voyage aérien et décalage horaire, fatigue chronique, baby blues, prise de poids, maladie d’Alzheimer, etc.

Les premières techniques de luminothérapie remontent à la fin du XIXe siècle. En 1903, le médecin danois Niels Ryberg Finsen reçoit le prix Nobel de médecine pour ses avances dans le domaine de la luminothérapie. Après être tombé progressivement dans l’oubli dans le courant du XXe siècle, on en redécouvre ses vertus depuis une trentaine d’années. L’efficacité de la luminothérapie est aujourd’hui pleinement reconnue. D’autant que la lumière générée par les lampes de luminothérapie est dépourvue d’ultraviolets et d’infrarouges, éléments néfastes sur la cornée de l’œil et sur la peau lors d’une trop longue exposition aux rayons du soleil.

Les appareils de luminothérapie se présentent la plupart du temps sous la forme de lampes. Elles peuvent avoir plusieurs formes : de type mur lumineux ou en lampe de bureau. Mais il existe aussi des lunettes de luminothérapie. Lors de son achat, il est important de vérifier la puissance de votre lampe de luminothérapie. Son intensité se mesure en lux. Généralement, les lampes ont une intensité comprise entre 2500 lux et 10000 lux. Evidemment, plus l’appareil puissant, moins le temps d’exposition sera long. Une lampe de luminothérapie coûte entre 80 € et 300 €, suivant sa puissance, son design, ses spécificités (minuteur notamment).

L’utilisation d’une lampe de ce type se fait quotidiennement, chaque matin après le réveil ou pendant le petit-déjeuner. Une demi-heure d’exposition avec une lampe à 10000 lux suffit (une heure pour une lampe à 5000 lux). L’utilisation le soir est complètement déconseillée. En effet, la stimulation, le matin, des cellules de la rétine de l’œil va permettre une reprogrammation de l’horloge biologique et une sécrétion bien régulée de la mélatonine. L’utilisation en soirée va à l’inverse complètement dérégler votre horloge biologique. Pour les travailleurs de nuit, la luminothérapie est à utiliser au moment qui correspond au début de la journée de travail pour eux (22h/23h). Une deuxième exposition est recommandée en cours de nuit.

Il ne faut pas confondre une lampe de luminothérapie avec un simulateur d’aube. Ce matériel là fonctionne en émettant une lumière dont l’intensité augmente doucement jusqu’au réveil. Il permet ainsi un éveil naturel. Les lampes de luminothérapie et les simulateurs lumière de l’aube sont totalement complémentaires.

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